Les conflits prioritaires

LES PROFILS

La biogénéalogie est une méthode d’apprentissage pour réactiver les ressources innées de l’individu. C’est un travail qui a amené à constater, par le biais des problématiques exprimées par les personnes, l’origine du stress* inadapté.

Ce stress inadapté est en corrélation à la fois avec ce qui a été vécu dans l’histoire familiale sur plusieurs générations, les apprentissages de l’enfance, l’environnement et les comportements qui en découlent. C’est le processus responsable de l’altération des ressources innées nécessaires à l’individu.

Face à un stress* lié à un danger réel, les réactions physiologiques permettent à un individu de lutter, fuir ou s’immobiliser. C’est une des fonctions du cerveau reptilien*.

La biogénéalogie a pour principe essentiel, que seule une réaction en chaine de stress peut déclencher des réactions inconscientes, de lutte, de fuite et ou d’immobilisation pour des situations qui ne le demandent pas.

Un peu comme si certaines situations (en relation avec ce qui a été appris) étaient perçues par le système limbique* comme un danger faisant intervenir à tort le cerveau reptilien.

Le maintien de ces réactions inadaptées dans la durée provoque un stress chronique qui va agir sur le métabolisme de la personne et engendrer des troubles divers.

La biogénéalogie ne peut en aucun cas cautionner que seul un ressenti particulier pour un évènement particulier puisse engendrer un dysfonctionnement.

Depuis quinze ans, il s’est dégagé de l’ensemble de ces travaux :

– des profils types servant de repères, liés aux dysfonctionnements conscients et inconscients, afin d’identifier les schèmes comportementaux et les ressources innées non exprimées.

– la mise au point d’une nouvelle méthode d’apprentissage qui utilise la plasticité cérébrale* pour permettre à la personne de réactiver l’accès à l’ensemble des ressources innées supprimant ainsi le stress inadapté.

L’objectif de la pratique de la biogénéalogie est aussi de se servir des profils pour prévenir en amont ces dysfonctionnements inconscients possibles avant qu’ils ne s’expriment par un problème physique ou psychologique.

*Stress : « façon menaçante dont la personne perçoit l’événement et la signification que l’individu donne aux éléments de l’environnement », d ‘après Richard Lazarus (professeur de Psychologie à l’université de Californie), pionnier de la théorie du stress.
*Stress : « la réaction neurovégétative à l’agression permet la fuite ou la lutte », d’après Walter Cannon (physiologiste Américain).
*Cerveau reptilien : Il est responsable des comportements primitifs assurant nos besoins fondamentaux. Il assure la survie de l’individu et de l’espèce.
*Système limbique : siège des émotions et zone de l’encéphale qui met en mémoire les expériences que l’on fait.
*plasticité cérébrale : c’est la capacité du cerveau à modifier l’organisation de ses réseaux de neurones en tenant compte des expériences vécues par l’organisme.

BIOGENEALOGIE ET EPIGENETIQUE

Selon la biogénéalogie, les comportements et la façon de ressentir les évènements de la vie pour un individu résulteraient, implicitement, d’adaptations environnementales et de stratégies gagnantes de survie, en lien avec ce qui lui a été transmis et appris.

Chaque individu est unique, face à une souffrance, à un stress intense ou à des difficultés sociales, personnelles ou relationnelles. Il développe des réactions qu’il puise soit dans son capital inné, soit dans son acquis mémoriel (transmis par sa famille, par son éducation sociale et son expérience).

Le fait que ses réactions s’avèrent avoir des conséquences négatives pour lui, témoigne que la ressource innée adéquate ne s’exprime pas, entrainant par la suite des peurs et des blocages non fondés.

Exemple si depuis plusieurs générations les enfants ont vu leurs parents lutter dans leur quotidien à cause de conditions de vie difficiles, ceci peut générer une transmission et un apprentissage implicite que la vie est un combat. Le résultat peut être que la personne fonctionne de manière inappropriée, dans la lutte face à des situations qui ne l’exigent plus.

LA BIOGENEALOGIE ET LES NEUROSCIENCES

Le cerveau est structuré pour nous permettre d’apprendre ce dont nous avons besoin pour notre survie.
Deux entités cérébrales se révèlent capitales dans la prise de décision :

– le lobe frontal (pensée intelligente, capacité d’agir, de planifier, d’organiser…).
– le système limbique (siège des émotions et des peurs).

C’est le système limbique qui intervient lors de peurs, blocages, handicaps parfois inconnus chez la personne, puisque ses actions en lien avec une émotion sont en permanence en relation avec ce qu’elle a appris pour se prévenir d’un danger possible.

Les récentes découvertes dans le domaine des neurosciences démontrent que notre cerveau est doté de plasticité* et que tout individu est apte à l’apprentissage tout au long de son existence. Le cerveau garde la trace de tout ce qui a été vécu. On sait aujourd’hui que le cerveau peut apprendre et désapprendre.

Donc toute empreinte peut être modifiée, à la condition préalable d’avoir identifié dans le discours de la personne tous les apprentissages acquis qui donnent des réponses insatisfaisantes. La méthode ne se limite pas à l’intégration de nouvelles connaissances pour un apprentissage s’inscrivant dans la partie du cerveau dévolue à la pensée intelligente, autrement dit la prise de conscience n’est pas suffisante.
Au delà de ça, elle propose un apprentissage spécifique au profil repéré, impliquant notre structure émotionnelle, (le système limbique), partie du cerveau qui réagit sous l’influence des émotions et qui garde la mémoire de nos réactions en lien avec le vécu.
Pour ce faire, il est important que les nouvelles connexions s’inscrivent uniquement en situation réelle et puissent se superposer aux réseaux existants qui ne donnent pas satisfaction.

Sorti de l’expérience, ce type d’apprentissage restera au niveau de la conscience, mais ne pourra s’inscrire dans les réseaux adéquats pour modifier le comportement et agir efficacement sur le stress excessif.

Un fois les nouvelles connexions activées, c’est l’apprentissage réitéré par l’expérience qui les renforce et permet d’acquérir des chemins privilégiés pour faire circuler les nouvelles informations, un peu comme un passage inconnu emprunté tous les jours dans une forêt vierge qui va au fil du temps devenir un sentier bien défini. Il en est de même pour ces nouvelles connexions qui empruntées, de façon répétée par l’information deviendront progressivement la voie privilégiée permettant ainsi de mieux adapter nos besoins, d’améliorer nos comportements tout en conservant une bonne activité cérébrale.

*L’étymologie nous indique : « neuro » vient du terme « neurones » qui désigne cellules du cerveau et le mot « plasticité » vient du grec plastikos qui veut dire modelage ce qui est malléable, en fait, la neuroplasticité est la faculté du système nerveux à se réorganiser quand il subit un changement.

Afin de faciliter ce travail, c’est le répertoire des profils (en concordance avec l’électricité, la chimie du cerveau et la physiologie du corps) qui va permettre de retrouver la correspondance entre le dysfonctionnement et les profils imbriqués, pour ensuite identifier les voies d’apprentissage à solliciter et établir avec la personne :

• ses nouveaux besoins
• ses nouveaux comportements
• son nouveau dialogue
• ses nouvelles perspectives

La biogénéalogie a pour support des profils-types.

Chaque profil est défini comme suit :

– les évènements douloureux vécus précédemment par les membres de la lignée. Attention : ils ne seront considérés que comme des repères.

– les adaptations conséquentes des perceptions et les comportements inadaptés lors de la transmission.

– les apprentissages qui en résultent, modifiés au cours des temps(processus qui amène la personne à s’éloigner de ses ressources innées).

– la voie d’apprentissage pour réactiver la ressource qui ne s’exprime pas.

Ceci éclaire notre futur d’une nouvelle gestion de nos ressources potentielles et laisse augurer d’une meilleure qualité de vie, voire une meilleure adaptation pour notre évolution.

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1 commentaire

  1. Formée en Somatic Experiencing, je vous assure que le cerveau reptilien est bien plus que ce qu’on nous a enseigné! La SE sous-estime de son côté les relations du reptilien avec le limbique, mais est très juste sur une plus grande vision du « reptilien » ou SNA – Système Nerveux Autonome – en le considérant comme intelligent et gérant bien plus que les instincts. Il est la base de notre pyramide et de notre intelligence, avec une grande capacité, comme un ordinateur, pour processer toutes les informations accumulées. Le fonctionnement du système nerveux est de type electrique, formant des vagues telles que celle d’un électrocardiogramme. Une desrégulation du SN réduit la fréquence et modifie le rythme de nos influx nerveux.
    Je suis d’accord avec tout ce que vous écrivez, mais les termes peuvent transmettre un certain mépris pour cette partie du cerveau, alors que le langage du SNA – celui des sensations corporelles – est parfaitement lié au langage émotionnel du limbique! Les émotions se sentent dans le corps! Si nous laissons parler le corps et le laissons agir, comme les animaux le font après un stress, nous gérons mieux dans le présent comment réorganiser et re-synchroniser tout notre système nerveux.
    J’ai bien lu votre manière de gérer dans le présent et sans revivre le passé, et le fait que le cerveau est plus fait pour agir que pour penser, et c’est justement là que le cerveau reptilien devrait perdre la connotation de mépris qui l’accompagne au travers de ce nom!

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